Le mariage traditionnel en Côte d’Ivoire
Mariage traditionnel en Côte d’Ivoire
Plus qu’une rencontre entre deux personnes, le mariage traditionnel ivoirien varie d’une tribu à une autre. De prime abord, c’est une alliance qui unit non seulement un homme et une femme mais également leurs deux familles et tribus respectives. Même si ce n’est pas facile de décrire les rites de chaque ethnie ivoirienne concernant le mariage traditionnel, le site de rencontres mixtes Eurochallenges.com s’efforce de vous les présenter de façon générale.
Pour les Ivoiriens, le mariage est l’occasion d’un véritable traité d’amitié entre deux familles. C’est pour cette raison que chaque étape doit se dérouler de manière respectueuse. De plus, tous les rites doivent se faire dans le village de la future mariée. Tout d’abord, le prétendant, accompagné d’un représentant important de sa famille, doit faire part de ses intentions à la famille de sa dulcinée, particulièrement, au père. Lors de cette première rencontre appelée « Kôkô » avec la future belle-famille, l’homme doit se présenter comme un prétendant sérieux. Après cette demande officielle, les deux familles procèdent aux pourparlers qui pourraient durer quelques semaines, et même des mois, pour se renseigner sur son futur gendre, du côté de la famille de la femme, et pour discuter des conditions posées par celle-ci. Chaque famille a un représentant pour exposer ses propres positions et ses propositions, et ainsi de suite jusqu’à ce que les deux parties trouvent un compromis.
Après un accord, la famille de l’homme doit offrir la première dot à sa belle-famille pour conquérir son amour et sa confiance, tel qu’un joli pagne de valeur pour la mère, une bouteille de liqueur ou de Gin pour le père et les oncles paternels, des bijoux, etc. Ces offrandes symbolisent en général l’autorisation de la fréquentation officielle de la jeune fille. Pendant cette première cérémonie, la date de mariage sera fixée.
Lors du mariage coutumier, qui doit se dérouler dès le lever du jour, le père de la fiancée ou son émissaire demande la raison de visite de la famille de l’homme. Le représentant de cette dernière procède de ce fait à la demande en mariage, sans la présence de la future mariée. Pour tester la patience et la volonté de l’homme et de sa famille, le clan de la femme joue le difficile au cours des demandes. Il arrive même qu’il fasse défiler les sœurs de la fiancée pour prouver que le fiancé connaît bien sa future épouse. Puis, enfin, la fiancée apparaît couverte d’un pagne. C’est là que la famille de l’homme offre la deuxième dot en numéraire et en nature, comme du sel, des boîtes d’allumettes… Ensuite aura lieu la libation, un rite effectué par le père de la mariée. Il s’agit d’une cérémonie destinée à unir les époux, pour remercier et pour recommander leur union aux ancêtres. Le père verse de la boisson par terre tout en prononçant des paroles pour conjurer le mauvais sort et pour mettre en garde les personnes qui pourraient être contre ce mariage. Après la libation, les époux s’accroupissent et déposent leurs mains dans la boisson versée pour les mettre ensuite sur leur front. Puis, ils se donnent des accolades pendant lesquelles l’époux remet de l’argent à son épouse pour qu’elle le donne à ses sœurs qu’elle va quitter. L’argent de l’accolade est également censé compenser les dépenses que les parents ont effectuées pour les soins et l’éducation de la mariée. La cérémonie se termine par un repas festif et des danses.





